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Jeudi 5 novembre 2009
Les vacances sont passées à la vitesse de l'éclair.

Déjà, les vacances de la Toussaint, c'est pas des vraies vacances, qu'est-ce que c'est que cette idée de nous faire reprendre en plein milieu de semaine?

La Prof a à peine eu le temps de faire le rituel tour de la famille, corriger deux tonnes de copies et obliger les enfants à faire leurs devoirs.

Heureusement, elle a réussi à sévir un peu derrière les fourneaux. A Noel, elle avait réalisé l'ultimate cheesecake. Elle a maintenant maitrisé la tarte au citron. Hmmmmmm!

Elle a eu moins de chance avec un essai de cake aux carambars ( ça colle, donc impossible à démouler, donc gâteau peu présentable), mais s'est un peu rattrappé avec des lasagnes aux galettes de sarrazin, histoire de ne pas jeter vos restes de crêpes...

Bref que des trucs lights, comme à son habitude.

Elle est donc parée pour affronter 6 semaines de cantines (à défaut d'autres choss).
Par LaProf - Publié dans : La Prof à la maison
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Mardi 27 octobre 2009
Le vendredi d'avant les vacances, La Prof a trainé ses premières au théâtre.

Voir Dom Juan.

Samedi matin, pour les élèves qui n'étaient pas déjà partis en vacances  afin d'éviter les bouchons (on a quelquefois du mal à croire que l'on enseigne à des populations défavorisées, alors qu'ils partent en vacances et que La Prof, non.), on a fait un petit retour sur la pièce, avec une étude approfondie de la scène 3 de l'acte IV. Pour ceux qui n'ont pas gâché leur vendredi soir à essayer de voir qui parlait et à confisquer des portables et des paquets de bonbons qui font du bruit, c'est la rencontre entre Dom Juan et monsieur Dimanche. Monsieur Dimanche est un bourgeois qui a prêté des sous à Dom Juan, et Dom Juan, il a tout dépensé pour épater des gonzesses et il veut pas lui rendre, alors il le balade.

Tout marchait plutôt bien, quand La Prof a eu l'idée saugrenue d'intégrer quelques données historiques et sociales à son cours, en leur expliquant que comme dans d'autres pièces de Molière, le bourgeois est rendu ridicule pour son rêve d'ascension sociale, en pensant pouvoir acheter la fréquentation des nobles.

Devant la vacuité des regards, elle ose un paralèlle contemporain avec le rêve que peuvent engendrer les peoples.

Peine perdue.

Il a fallu qu'elle gratte pas mal, jusqu'à ce qu'elle comprenne que pour les élèves, Dom Juan fait juste une blague : comme il est noble, il a forcement plein d'argent. Monsieur Dimanche est un peu lourd, il va l'avoir son fric...

-"Ah mais non, justement. Dom Juan n'a pas l'argent"

-"Mais si puisqu'il est noble"

-"Mais pas du tout, la noblesse, déjà au 17eme, a le titre mais pas les fonds. Aujourd'hui c'est pareil, regardez y'a plein de nobles désargentés"

-"Ben nan, pisqu'ils sont nobles".

La Prof essaye alors de trouver un exemple marquant. Qu'elle ne trouve pas.

-"Aidez-moi, je suis sûre qu'on peut en trouver plein, quelqu'un avec le nom qui commence par de..."

-"Depardieu", propose une élève pour rendre service.

Mais ça marche pas parce que c'est attaché.

-"de Villepin", lance une autre (il sont gentils quand même).

Ca marche pas non plus vu qu'il a du flouze.

Et bref, le trou. La Prof a évité la honte totale grâce à la sonnerie.

Il est temps qu'elle se repose. Surtout qu'elle s'est couché tard la veille.
Par LaProf - Publié dans : La Prof au boulot
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Vendredi 23 octobre 2009
Il est bien difficile d'être élève en ce moment. Et par ricochet, d'être prof....

Déjà, la rentrée a été une grande source de déception. En effet, tous les mômes du lycée étaient persuadés que l'établissement allait fermer incessament sous peu pour raisons sanitaires. Dans ces conditions,  pourquoi se mettre au boulot?
Les profs ont donc dû trainer des classes de mous apathiques qui n'écoutaient pas, ne prenaient pas de notes et bien sûr ne révisaient pas les contrôles.
Il a fallu plusieurs notes pourries ( d'autant plus pourries que le prof était aigri d'apprendre que son administration pensait pouvoir le remplacer avantageusement par un programme TV...) pour que les élèves fassent une croix sur leur beau rêve de 12 semains à la maison et se mettent finalement au boulot.

Entre parenthèse, La Prof en était sûre, qu'ils ne seraient pas capables de s'organiser correctement pour étendre la contamination. Il faudrait vraiment TOUT leur apprendre.

Deuxième revers : l'expérimentation pour limiter l'absentéisme, où on donnerait une enveloppe "projet" aux classes où les élèves ne s'absentent plus sans raison.

Dans la classe de première de La Prof, ca a été l'émeute :

-"On ne travaille plus! Nous aussi madame, on veut être payé pour venir"!

-"Ouais, a dit La Prof, et avec les sous, on pourra aller visiter le musée du costume à Moulins, ca sera vraiment super"!

Ce qui les a calmé direct. Pourtant, c'est vrai que La Prof irait bien au musée du Costume.

-"Pour vous, madame, c'est facile, vous êtes payé pour venir...", intervient Saïd ( Saïd, c'est le chouchou de La Prof. Il se retrouve en première parce qu'il a loupé son BEP...sic...Plutôt mature, belle fulgurance d'esprit, incapable d'aligner trois mots à l'écrit. Alors La Prof le favorise outrageusement à l'oral, du coup il parle tout le temps).

-"Mmmh, réflechit La Prof, vu que je ne suis pas payée quand je ne viens pas, oui, on peut voir ça comme ça".

-"Mais alors, s'exclame Saïd après quelques secondes, ça veut dire que vous êtes pas payée quand vous faites grève?"

La classe en est soufflée : comment ça on est pas payé quand on fait grève? En suit un long cours impromptu sur le monde du travail (et tant pis pour Candide). Les élèves ont l'air d'apprendre qu'on peut se faire virer quand on ne se présente pas à son boulot, que la grève est un droit durement acquis et que les syndicats ce ne sont pas seulement les gugusses médiatiques qu'on voit à la télé. La Prof, pédagogue jusqu'au bout des ongles, en profite pour faire un lien avec l'élection des délégués qui a lieu cette semaine... (même si effectivement, les délégués au lycée Hervé Vilar font plus fonction de potiche que de force vive ; mais bon on ne sait jamais...)

Le danger semblait écarté et la remise au boulot se relançait doucement, jusqu'à l'affaire Jean Sarkozy.

Après avoir reculé le moment de bosser parce que ca ne valait pas le coup de s'y mettre, puis refuser de travailler sans être payé, voilà que les élèves ont refusé de s'investir dans leurs cours parce que de toute façons ça ne servait à rien : y'a qu'avec du piston qu'ils trouveront un boulot. Alors, pourquoi s'embêter à faire des études?

La Prof aurait sûrement pu trouver des arguments spécieux qui auraient paru imparables. Mais là, elle est fatiguée, et elle en a marre de passer plus de temps à convaincre les élèves qu'il faut travailler plutôt que de faire juste un cours. Après tout, ses cours sont magnifiques. Elle ne devrait pas manipuler les élèves pour qu'ils s'y intéressent. C'est eux qui devraient la supplier afin qu'elle daigne les leur dispenser.

Comme eux, elle se dit que ce n'est plus la peine d'investir une énergie folle pour se remettre à bosser alors que c'est les vacances à la fin de la semaine.

On verra ça à la rentrée. Avec 6 semaines de rien du tout dans la vue et un programme qu'il faudra bien boucler...
Par LaProf - Publié dans : La Prof au boulot
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Lundi 19 octobre 2009
Dans sa célébre séquence "Lire, écrire, publier", La Prof consacre deux heures aux prix littéraires français.

Déjà parce que ça lui permet de boire un café avec Mamzelle Doc pendant que les élèves répondent à leurs questionnaires au CDI.

Et puis parce que pendant la mise en commun/correction, La Prof finit toujours par raconter des histoires. Or, peut-être l'avez-vous remarqué, La Prof aime bien raconter des histoires.

Et tous ces échalas d'ados boutonneux qui sont assis en face d'elle, eh ben, ils ne sont pas encore si grands que ça, et aiment bien en entendre.

D'où vient le prix Goncourt. Ceux qui l'ont refusé, celui qui l'a eu deux fois alors que c'est interdit - succès assuré. Elle ne parle plus de ceux qui l'ont injustement loupé. Hélas, aucun élève du lycée Hervé Vilar ne sait aujourd'hui qui est cet obscur écrivaillon, Marcel Proust.

Les élèves s'indignent des magouilles éditoriales dénoncées par les perdants.

Ils sont dégoutés quand ils apprennent que Dan Brown n'aura jamais le Goncourt.

-"Parce qu'il n'écrit pas en français déjà", leur explique La Prof.

-"Mais, quand même, mdame, on fait des FILMS avec ses bouquins."

Que répondre à cet argument inparable? Des fois La Prof essaye quand même de leur expliquer que Dan Brown, s'il sait raconter une histoire, écrit quand même avec ses pieds.Qu'on ne peut pas considérer que "l'oeil noir du pistolet la regardait" comme une grande richesse littéraire. Mais il est difficile de sensibiliser les élèves au style. Surtout que la plupart du temps, ils n'ont pas lu les bouquins, ils ont juste vu le film.

Cette année, à la table en face du bureau, il y a Sami. Tout seul, parce que Sami est très gentil, très enthousiaste, mais a dû être construit sans filtre entre le cerveau et la bouche. Ce qui fait que dès qu'il pense à un truc, il le dit tout haut. Avec une grande profondeur, ajustée au temps de réflexion.

Les histoires autour des prix littéraires le fait donc réagir à des degrés variés. Après avoir pris fait et cause pour le pauvre Dan, il lève les yeux au ciel en apprenant les conditions de création du Fémina ("Ah, les bonnes femmes"). Il trouve que "c'est bien fait" (sic) si Romain Gary s'est suicidé, vu qu'il a menti et eu deux fois le Goncourt alors que c'est interdit.

La Prof essaye de faire abstraction, mais a finalement craqué au prix Nobel ( le dernier, elle y était presque).

Quand Sami apprend qu'il n'y a pas de Nobel en maths parce que madame Nobel fréquentait assidument un mathématicien, c'est trop pour lui :

"-Ouais, c'est dégueulasse, vraiment les gonzesses, elles foutent toujours la merde, à cause d'elle on a perdu un prix".
(un "ON" de pure forme ; d'après Miss Maths, il y a peu de chance que Sami décroche un jour la médaille Fields)

-"Oui, répond La Prof, mais bon peut-être que si monsieur Nobel s'était un peu moins occupé de sa dynamite et un peu plus de sa femme, elle n'aurait pas eu besoin d'aller voir ailleurs".

Ce qui lui a coupé le sifflet jusqu'à la fin de l'heure.

Et fait fleurir un sourire sur le visage d'Aïma, petite beurette hyper discrète du deuxième rang.

Women power!

Cette semaine, c'est la rencontre parents-profs. La Prof est très impatiente de rencontrer le papa de Sami. Ils ont surement plein d'idées en commun, prélude à un échange riche...
Par LaProf - Publié dans : La Prof au boulot
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Jeudi 15 octobre 2009
L'oeil est revenu à sa taille normale.

Malheureusement l'antibiotique a eu un effet secondaire.

Qui gratte.

La Prof est donc retournée chez le docteur.

Qui l'examine d'un air détaché au début, pour finalement s'exclamer "Ah oui ,quand même...".

La Prof, qui a reçu une très bonne éducation, n'aime pas déranger. Elle est donc plutôt contente de savoir qu'elle n'a pas embêté le Gentil Docteur pour rien (surtout qu'il a fallu encore attendre, et supporter le regard de haine pure que vous jette les patients quand c'est enfin votre tour et pas encore le leur...).

De retour à la maison (avec une nouvelle ordonnance), le Mari s'intéresse :"Alors, c'était bien une Candida?"

"Nan, crâne La Prof, c'est une Candida AH OUI QUAND MEME".

Ce qui pose tout de suite son malade. Et lui fait gagner quelques crans dans la iérarchie médicale.

Avec un peu de bol, suffisament pour un ptit déj' au lit...
Par LaProf - Publié dans : La Prof à la maison
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Dimanche 11 octobre 2009
La Prof a mal à son noeil.

Aïe.

Pourtant, elle est loin d'être une doudouille ; alors quand elle dit que ça fait mal, ben c'est que ça fait mal. La preuve, le Mari a longtemps cru que la césarienne était une opération quasiment indolore, jusqu'à ce que une de ses copines passe une semaine alitée.
"-Ah, ben c'est pas de bol, La Prof elle, elle a pas eu mal. Hein, Chérie, ça fait pas mal?"
"-Si, Chéri, ça fait très mal".
D'un autre côté quand on est toute seule avec le bébé (vous parlant d'un temps où les peères n'avaient droit qu'à trois jours), ben faut bien y aller...
"-Ah ben, tu m'as pas dit"

Hé oui, nul n'est prophète en son pays, et elle souffre donc chez elle dans l'indifférence la plus générale.

Seule Fille Ainée fait semblant de s'intéresser, mais c'est une tactique pour mieux enchainer sur ses douleurs à elle. Ce qui est très énervant, pourtant on lui a expliqué plein de fois que quand on est souffrant ou malheureux, on en a rien à faire du malheur des autres. Elle continue quand même. Ca sera à la Vie de lui filer une petite claque pour qu'elle comprenne.

Bref. Tout ça pour dire que La Prof a une tendance à attendre que ses petites douleurs se gèrent toutes seules. Son oeil  a commencé à tirer. Puis à lancer. C'est quand il a fini par gonfler que La Prof a appelé son gentil docteur ("Docteur, j'ai l'oeil qui gonfle"). Qui accepte de la recevoir entre deux rendez-vous après le boulot (où les élèves commençaient à se demander avec qui elle s'était battu et pris un coup dans l'oeil).

Gentil Docteur est un très bon docteur, et sa salle d'attente est donc bien bondée quand La Prof se pointe, avec au moins cinq personnes debout. Ce qui permet à tout le monde de patienter en jouant aux chaises musicales en fonction des pathologies de chacun (on laisse sa place à quelqu'un qui a l'air plus atteint, on se rassied ailleurs si on considère que son état le justifie...).

La Prof reste globalement debout en s'inquiètant : a-t-elle suffisament d'humour pour aller travailler avec un bandeau de pirate si jamais c'est grave? Elle pense que non.
D'un autre côté, elle retrouve une nouvelle fournée de Grands Benêts deux jours plus tard. Si elle y va avec une tronche d'Elephant Woman, ils vont s'enfuir en courant. Ou lui jeter des pierres.

Peut-être que si elle s'achète des fringues moulantes en cuir, elle pourra se la jouer New York 1997 et faire peur à Monsieur C.?

Finalement c'est son tour. Gentil Docteur la tranquilise (après avoir joué un moment avec son coupe papier, il a beaucoup d'humour). Elle repart le coeur plus léger avec une ordonnance et sans bandeau, le laissant à sa salle d'attente qui est maintenant proche de l'explosion.

Le traitement marche beaucoup mieux depuis qu'elle a lu la notice et appris qu'une crème ophtalmique se mettait DANS l'oeil et non pas sur l'extérieur de la paupière.

En plus, elle a des antibiotiques. Ce qui est bien la preuve qu'elle est malade et son entourage fait  maintenant preuve d'un peu de commisération. Alors qu'elle n'a plus mal.

Il faut donc qu'elle fasse un peu semblant.

Aïe.
Par LaProf - Publié dans : La Prof à la maison
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Mercredi 23 septembre 2009
L'Administration, toujours anxieuse que le prof regrette ses vacances et en profite pour glander quand il n'est pas devant élèves, a développé toute une batterie de trucs pour les occuper.

Par exemple, cette semaine au lycée Hervé Vilar, c'est les conseils d'enseignements.

Qui ont lieu le soir, du coup on a déjà eu plein le temps de discuter avec ses collègues en attendant l'heure de la réunion.

On s'achemine néanmoins dans la salle ; La Prof, comme à son habitude s'assied au fond avec Lady Latin et Princesse Aurore histoire de décider quelle expo elles iront voir lundi, puisque cette année, aucune d'entre elle ne bosse ce jour-là. Par contre, elles bossent les 5 jours suivants, rien n'est parfait, et l'Adjoint ne maîtrise encore pas le logiciel d'emploi du temps. Pourtant il les a fait sans cravate, donc avec un taux d'oxygénation du cerveau optimal.

Monsieur C., qui se la pète Grand-Chef-capitaine-du-navire commence la réunion par une nouvelle stupéfiante : il n'y a AUCUN cas de grippe A au lycée.

La Prof ergote : ce n'est pas ce qui se dit en salle des profs....Comme elle est gentille, elle lui laisse une opportunité de se dédire avant de se taper la honte.

-"Mais vous êtes sûr? C'est quand même bizarre, vu que dans tous les bahuts du coin il y a quelques cas, et que nous on est quand même le plus gros établissement à des lieux à la ronde... "

-"NAN, répond monsieur C., outré que l'on puisse remettre sa parole en doute, y'en a pas, y'en a pas."

Bon.

La Prof réfléchit plus avant dans le secret de son âme, parce que statistiquement, déjà, c'est bizarre (surtout qu'elle a eu un cas dans sa classe, mais comme c'était avant la rentrée officielle peut-être ça compte pas). Et pis en plus, comme la réunion est totalement inintéressante, puisqu'elle est la copie conforme de celle de juin qui était déjà d'un ennui profond, elle n'a rien d'autre à faire.

Qu'est ce qui peut bien faire que le virus s'arrête aux portes du lycée Hervé Vilard, lycée peuplé de plus de 2000 âmes?

Et puis, c'est l'illumination.

Les vieux briscards de ce site se souviennent peut-être du Cuistot Fou, qui en plus de faire des mélanges alimentaires (on ne peut hélas pas dire "culinaire") extremements étranges adore bourrer d'ail tous les plats. Les tomates, les carottes rapées, la salade, les épinards, les aubergines, les viandes en sauce. On trouve ,partout, beaucoup de très gros morceaux d'ail, ce qui permet aux victimes de ne pas reconnaître tous les élèments qui se trouvent dans leur assiette.

Et donc, démonstration en deux points :
Fait n°1 : Aucun individu fréquentant le lycée Hervé Vilard n'a contracté le virus H1N1.
Fait n°2 : Tous les individus fréquentant le lycée Hervé Vilard ingérent entre 20 et 50g d'ail par jour.

CQFD : L'ail à haute dose protège l'organisme de la grippe A.

La Prof va donc de ce pas contacter diverses revues scientifiques. A elle le Nobel de médecine!

Quand à vous, vous savez ce qu'il vous reste à faire : mieux vaut une haleine fleurie que de se faire inoculer un  vaccin expérimental non expérimenté...

Ne dites pas merci (ou alors, pas de trop près...).
Par LaProf - Publié dans : La Prof au boulot
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Dimanche 20 septembre 2009
A qui de droit...

Samedi, c'était l'anniv' de Senorita.

Senorita qui, malgré ses nombreuses années dans l'EducNat, et après avoir brillament grimpé quelques échelons, a quand même été surprise par la propention de sa hiérarchie à  prendre son personnel pour des kleenex.

C'est là où on constate l'effet éponge de l'administration qui peu à peu entre en symbiose avec son chef suprême et reproduit donc ses gimmicks. Par exemple en considérant que quiconque gagne moins de 8 000 euros par mois ne mérite ni estime ni remerciement ni même un microscopique intérêt.

Heureusement, La Prof fait moins d'1m65, elle pourra donc garder son poste.

Revenons à notre brebis. Senorita était bien dépitée quand s'est pointée la rentrée, et une virée resto/shopping (d'abord on essaye des vétements et APRES on mange de la pizza et des banana split) entre copines s'imposait.

Las, la mode automne-hiver n'a point remonté son moral un peu chancelant, puisque dans les magasins de prêt-à-porter on ne voyait que du noir, du gris et du marron.

Et puis elles sont entrées chez Desigual. Que La Prof ne connaissait pas, à sa grande honte.

Et là, ca a été une explosion de couleurs. "Aaaaaah!" ont fait les deux amies, ravies. Et puis elles ont redit "Aaaaaah!", mais sur un autre ton, quand elles ont vu les étiquettes. Apparement, chaque pièce doit être cousue puis peinte à la main, voire même dorée à l'or fin. Très très fin, puisqu'on ne le voit même pas.
Elles sont donc ressorties les mains vides, mais c'était sympa quand même.

Du coup, à la place du banana split, La Prof a pris une poire belle hélène. Ah, aventure, quand tu nous tiens!

En cheville avec La Chica, La Prof a ensuite fait le tour des poteaux de Senorita afin de constituer une cagnotte-Desigual (on peut en parler, puisque qu'elle a eu son cadeau hier). Et avec beaucoup de grandeur d'âme, elle s'est sacrifié pour aller acheter le cadeau susdit.

Et  elle s'est dit qu'elle allait en profiter pour essayer la moitié du magasin, histoire de faire la star dans la cabine.

C'est là qu'elle s'est rendu compte qu'elle était définitivement une fille du Nord, et que les espagnoles n'étaient pas faites comme elle. Sous le coup de la déception, elle l'a dit un peu plus vulgairement, mais bon.

Dans les jolies robes joliment croisées devant, sa poitrine est 5 cm trop bas ce qui fait que ou la taille est inexistante (puisqu'au milieu des seins) ou on lui voit la moitié du soutif (et c'est pas très esthétique).

Dans les jupes chatoyantes, il y a des parties qui devraient être pleines mais qui sont vides et vice-versa hélas. Et là où ça devrait tomber, ça colle.

Finalement, La Prof a fait d'une pierre deux coup, puisqu'elle a fait bien plaisir à sa copine (enfin, elle a eu la politesse de le faire croire), et qu'en même temps elle a réalisé plein d'économies en achetant rien (vu qu'elle n'a pas été assez masochiste pour essayer les manteaux, et que le pantalon sarrouel ça ne va pas à tout le monde, ça suffit l'humiliation).

Mais c'est déjà bien triste de ne jamais bronzer, y'aurait pu y avoir compensation sur le physique.

En plus, c'est pas juste, c'est ses parents qui l'ont obligé à prendre allemand première langue.
Par LaProf - Publié dans : La Prof, sa vie son oeuvre
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Vendredi 18 septembre 2009
Pour Axel, qui démentira puisqu'il a effectué les recherches que je n'ai pas eu la volonté de faire, préférant encore et toujours vivre dans mon petit monde ouaté où la réalité se plie à mes désirs...

Luc nous aime et nous comprend (il essaye au moins).


Et pis ça sera tout, ça vire à la monomanie.

Beaucoup d'estime pour le premier/la première qui trouve la faute d'orthographe dans le karaoké.

Luc n'est pas pour la réforme de l'orthographe.

Pour une fois qu'on a un ministre qui comprend que ce n'est pas l'avenir qui nous entraine, on va commencer par essayer de lui faire un peu plaisir.

Sera-t-il la voix qui nous dit je t'aime?

On peut rêver encore un peu, quoi. C'est que la première semaine de rentrée.

Quoi, comment ça on va vers la troisième?
Par LaProf - Publié dans : La Prof au boulot
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Mardi 15 septembre 2009
Samedi matin, le lycée Hervé Vilar résistant encore et toujours à l'état grippal, a vu arriver une La Prof au radar.

Elle ne s'y fait pas à cette rentrée. Du coup, elle se couche tard pour s'abuser et croire qu'elle est encore en vacances.

Le déclenchement du radio réveil est à chaque fois inteprété comme une erreur.

En vrai, elle sait bien qu'elle se prépare encore une P--- d'année, et elle n'est pas trop pressée de plonger dedans.

Elle a tenu la matinée en pensant s'octroyer une sieste dans l'après-midi.

Que nenni, car c'était la journée des associations.

Pour les habitués du lieu, vous savez que La Prof concourre en son fort intérieur au titre de meilleure mère de l'univers  de l'année. Une compétition très élitiste, puisqu'elle y est seule en lice. Mais également très sélective puisqu'il n'y a pas forcement de gagnant chaque année.

Pour la session en cours, elle avait mis toutes les chances de son côté. Elle a gagné les qualifs en emmenant les enfants au ski cet hiver, et puis cet été à la campagne, à la mer et à la montagne.

Elle a accedé aux demi-finales en pensant in-extremis à inscrire Fils Cadet à des leçons de natation.
Bon, ok, en piscine découverte. La semaine où il a tout plein plu.
Mais maintenant, il peut aller gagner Koh-Lanta les doigts dans le nez.
Enfin, il pourrait s'il n'avait pas une mère abusive et castratrice qui l'empêche de prendre l'avion tout seul pour aller manger des insectes sur une ile, alors qu'il a déjà 7 ans.

La semaine dernière, premier faux-pas : échec aux inscriptions du conservatoire, alors que les deux mômes veulent faire de la musique.

Heureusement, après bien des efforts, des tractations, de l'ingéniosité et des kilomètres, La Prof s'est rattrappé. C'est tout de même bien pratique ces endroits où toutes les assos se regroupent (même s'il lui a fallu aller dans plusieurs communes).

Bref, elle est toujours dans la course.

Bien sûr, son samedi après-midi va maintenant consacré à faire le taxi.

Elle est pas prête de la faire, sa sieste...
Par LaProf - Publié dans : La Prof à la maison
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